09.01.2009
Une bien belle histoire
Voici le prologue d'un livre magnifique : L'Alchimiste de Paulo Coelo.
J'ai aimé ce livre dés le prologue que je me suis permis de vous copier ici.
L'alchimiste prit en main un livre qu'avait apporté quelqu'un de la caravane. Le volume n'avait pas de couverture, mais il put cependant identifier l'auteur : Oscar Wilde. En feuilletant les pages, il tomba sur histoire qui parlait de Narcisse.
L'alchimiste connaissait la légende de Narcisse, ce beau jeune homme qui allait tous les jours contempler sa beauté dans l'eau d'un lac. Il était si fasciné par sa beauté qu'un jour il tomba dans le lac et s'y noya. A l'endroit où il était tombé, naquit une fleur qui fut nommée Narcisse.
Mais ce n'était pas de cette manière qu'Oscar Wilde terminait l'histoire.
Il disait qu'à la mort de Narcisse les Oréades, divinités des bois, étaient venues au bord de ce lac d'eau douce et l'avaient trouvé transformé en urne de larmes amères.
« Pourquoi pleurais-tu ? » demandèrent les Oréades.
-Je pleure pour Narcisse, répondit le lac.
-Voilà qui ne nous étonne guère, dirent elles alors. Nous avions beau être toutes constamment à sa poursuite sans les bois, tu étais le seul à pouvoir contempler de près sa beauté.
-Narcisse était donc beau ? demanda le lac.
-Qui mieux que toi pouvait le savoir ? répliquèrent les Oréades surprises. C'était bien sur tes rives, tout de même, qu'il se penchait chaque jour !
Le lac resta un moment sans rien dire puis : « Je pleure pour Narcisse mais je ne m'étais jamais aperçu que Narcisse était beau. Je pleure pour Narcisse parce que, chaque fois qu'il se penchait sur mes rives, je pouvais voir, au fond de ses yeux, le reflet de ma propre beauté. »
« Voilà une bien belle histoire » dit l'Alchimiste.
14:20 Écrit par sirius dans littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paulo coelho, coelho oscar wilde, wilde, litterature, roman |
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08.08.2008
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09:45 Écrit par sirius dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chine, jeux olympiques, actualites, jo |
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26.07.2008
Raciste les wallons ???
Raciste les wallons ???
---Ce que la presse française dit de la Belgique. C'est un peu long ... mais c'est fabuleusement bien résumé. Ca vient du journal Libération !
'Imaginez que de l'autre côté du périphérique parisien, l'on parle flamand et qu'à Boulogne-Billancourt, qui compterait 80% de Francophones, il serait interdit à ces derniers de parler le français au conseil municipal, sous peine de poursuites.
Imaginez que les Francophones de Boulogne n'auraient le droit d'aller dans une école francophone de Boulogne qu'en maternelle et en primaire. Que ces écoles seraient gérées par le gouvernement des Flamands, et qu'il serait interdit au maire, sous peine de suspension, d'adresser la parole à un instituteur francophone en... français (sauf hors du cercle professionnel).
Imaginez que les Flamands y auraient coupé Arte, FR3 et TF1 au profit de chaînes anglophones. Imaginez qu'il y serait interdit d'envoyer des convocations électorales en français aux Francophones, sous peine de suspension. Et que l'on appellerait Boulogne-Billancourt une «commune à facilités». C'est cela, la question linguistique en Belgique aujourd'hui.
Ah oui. Imaginez enfin que les Francophones aux droits si limités seraient installés là depuis deux, trois, quatre ou cinq générations. De vrais immigrés, en quelque sorte. Mais dans leur propre pays. Oiges nous donne un bel exposé, où le mot «racisme» apparaît plusieurs fois. Il s'agirait du racisme des Francophones envers les Flamands. C'est étrange, parce que les seuls Flamands qui font état de ce racisme habitent... en Flandre.
Je n'ai jamais entendu un Flamand habitant la Wallonie se plaindre d'une telle chose. C'est étrange, parce que les Francophones ont été sortis de Flandre (notamment de l'Université de Louvain) sous le slogan «Walen Buiten», que l'on trouve aujourd'hui encore sur beaucoup de murs en Flandre.
C'est étrange, parce qu'en réponse à cela, j'ai lu, pour la première fois, le tag «Flamands dehors» voici un mois, sur le parlement flamand, situé à Bruxelles, à 85% francophone, mais capitale de la Flandre. Un tag, aussitôt effacé par un ouvrier flamand. Les tags «Wallons dehors» ne sont, eux, presque jamais effacés. Efficacité avant tout.
Quant aux panneaux «Là où les Flamands sont chez eux» qui ornent l'entrée de plusieurs communes flamandes, quelquefois même des ponts entiers, et ce, sur les ordres de l'autorité locale, il ne sont pas racistes. C'est une simple précision.
Vous sortez du périph pour aller à Asnières, et à la sortie, on vous assène «Asnières, là où les Flamands sont chez eux». Et ce n'est pas raciste. Ensuite, sur un blog, on vous dit : vous, les Francophones, vous êtes des racistes. Ce n'est pas du surréalisme belge, c'est tout simplement la vision flamande d'aujourd'hui, et c'est tout simplement atterrant.
Raciste, le wallon ? C'est bizarre, parce que le site http://wallonie.be/ existe en 6 langues, alors que le site http://flandres.be/ n'existe qu'en néerlandais et en... anglais. SI on veut la version francophone, on tombe sur une page qui dit que c'est en construction, et qu'en attendant, on doit aller sur l'une des deux autres versions. C'est même très bizarre, parce que pour qui parle couramment le néerlandais (ce qui est mon cas), il y a sur le site http://vlaanderen.be/ tout un chapitre qui explique aux habitants de Flandre quand ils ont le droit (ou pas) de parler une autre langue que le néerlandais, alors que sur le site wallon, rien de tel.
Pourtant, il y a des communes à facilités en Wallonie aussi, et là, il n'y a pas de loi antiflamands. C'est même terriblement bizarre, quand on sait que l'extrême droite, ouvertement raciste, est le premier parti au gouvernement flamand, que celui-ci assimile les francophones aux «autres allochtones» : paresseux, profiteurs, étrangers. Alors qu'en Francophonie, le FN doit se contenter d'un siège, obtenu tout juste. Bien sûr, il y a l'histoire. Bien sûr, il y a cent ans de domination francophone, mais cette discrimination tenait avant tout de la ségrégation de classe : ces Francophones qui ont brimé les Flamands étaient en réalité des bourgeois et des nobles... flamands.
La preuve ? Ils portaient des noms flamands. N'allez pas me dire que Woeste ou Van de Berghe sont des noms français ! Bien sûr, les Wallons ont eu un sort plus confortable que les Flamands pendant la grande guerre... c'est dans une langue proche de leur dialecte qu'on leur expliquait comment se faire charcuter sur le champ de bataille. Alors que les Flamands sont morts pour n'avoir pas compris les ordres. Tout de même, après 3 ou 4 ans de guerre, on peut supposer que la plupart d'entre eux étaient suffisamment intelligents pour comprendre le français ? Mais plus sérieusement, oui, il faut le reconnaître, impérativement : il y a eu de graves injustices envers les soldats flamands pendant la grande guerre, comme avec les Bretons bretonnants, les Germanophones ou les Corses en France, comme avec les Harkis plus tard, comme avec les tirailleurs sénégalais. Et évidemment, les épitaphes en français pour des soldats flamands étaient une infamie. Mais c'était en 1914. De 1940 à 1945, bien des nationalistes flamands se sont associés aux nazis pour défendre leur «cause» (alors que depuis 1930, il y avait des bataillons flamands et des bataillons francophones).
Bien des Francophones sont morts en stalag ou sous la torture de ces gens. De cela, les Flamands ne vous parleront jamais. Pire : très récemment, le patron de la NVA (nationaliste de droite non extrémiste), Bart De Wever a cru nécessaire de faire un tout petit peu de révisionnisme en critiquant les excuses que le maire d'Anvers venait de faire aux Juifs pour les exactions de sa police, de 1940 à 1945. (Bart de Wever s'en est excusé en petit comité devant les Juifs d'Anvers, mais a «oublié», comme il l'avait promis, de diffuser ces excuses dans la presse, suite à quoi les Juifs d'Anvers, très modérés, ont dit refuser ces excuses si privées.) L'histoire n'est pas simple. L'histoire de Belgique moins encore.
Alors revenons à l'actualité : il y a quelques signes qui ne devraient tromper personne, et qui sont autant de signaux d'alarme que l'ambiance complexe du pays et le double langage de certains rendent presque imperceptibles, au point qu'aucune presse ne les relève.
Il y a de quoi s'alarmer. Oui : s'alarmer ! Quand tous les partis flamands, socialistes inclus votent, avec les néo-nazis antifrancophones du Vlaams Belang, un projet de loi visant à supprimer la possibilité pour les Francophones de «Boulogne» ou d' «Asnières» d'être jugés dans leur langue ou de voter pour des partis francophones - eux qui sont installés là depuis quelquefois quatre ou cinq générations. (Je précise toutefois que les verts flamands se sont abstenus... mais n'ont pas voté contre.)
S'alarmer, quand les sociaux-chrétiens applaudissent avec les néo-nazis, se félicitent ensemble, pour le bon tour qu'ils ont joué aux Francophones.
Ce n'est pas Sarkozy serrant la main de Le Pen, non. En Belgique, c'est carrément Bayrou qui danse la gigue avec Mégret ou Golnisch. S'alarmer!
Quand le Vlaams Belang, toujours lui, veut mettre une loi à l'agenda de la chambre. Cette loi exige la séparation immédiate du pays. Le préambule de 30 pages est une véritable diatribe antifrancophone.
Dans tout pays occidental, tous les partis démocrates voteraient contre. En Belgique, non : même des chrétiens démocrates flamands, des libéraux flamands, des indépendantistes démocrates flamands se croient obligés, en pleine négociation gouvernementale avec les Francophones, de s'abstenir, plutôt que de se lever d'une voix contre l'extrême droite.
On vous expliquera que la démocratie, en Flandre, c'est de laisser libre cours à l'expression des idées fascistes (et authentiquement fascistes) de l'extrême droite au nom de la liberté d'expression. Ce sont ces mêmes partis qui, interrogés par une presse étrangère, affirment haut et fort qu'ils sont absolument contre une éventuelle séparation du pays.
S'alarmer, donc, quand la complaisance envers les idées du parti néo-nazi le plus puissant d'Europe (qui n'est rien de moins que le premier parti au parlement flamand...) a inondé les cénacles et la presse. Non pas par peur de leur violence, mais par peur de l'opinion publique.
S'alarmer quand un membre de ce parti diffuse sur son site la liste des «Mauvais Flamands», soit celle des signataires d'une pétition pour la solidarité entre les deux communautés, nom, prénom, adresse. Celui qui a connu Vichy devrait, à la lecture de cette dernière phrase, commencer à trembler. Mais bien sûr, c'est du passé, tout ça ! Noir tableau que celui que je dresse là ? Oui, noir, à dessein, ET par la force des choses. Mais ce sont des faits que je reprends ci-dessus, pas des discours, des simples faits, vérifiables, précis. Autre fait : en 1999, le Parlement flamand a voté une série de lois qui définissaient l'avenir de la Belgique. Ceci devrait convaincre : 60% de la population a décidé de l'avenir de 100% de la population, sans consulter les 40% restants. C'est comme si les Suisses allemands décidaient de tout et imposaient ensuite leurs décrets aux Suisses francophones. Pardon, ce n'est pas «comme si», c'est «exactement comme si». Aujourd'hui, les représentants de ce parlement «négocient» avec les francophones pour faire passer leurs décrets unilatéraux, qui comprennent notamment la scission de la sécurité sociale. Et pour mieux faire «accepter» ces idées, ils expliquent à qui veut l'entendre (et l'écrire) que c'est à l'avantage des francophones, que ceux d'entre ces derniers qui disent «non» les «humilient» (c'est le terme exact utilisé par Bart de Wever, président d'un des partis qui négocient le futur gouvernement avec les Francophones«.)
Ils disent aussi que le Francophone est un profiteur et que Bruxelles s'enrichit de l'argent flamand. Bruxelles? 85% de Francophones, un PIB par habitant proche du double de celui de la Flandre. La seule vraie région très riche du pays. A qui l'on ne rend qu'un quart des produits fiscaux qu'elle génère. Mais cela, on oubliera de vous le dire, parce que pour tous les partis flamands, Bruxelles, 1.200.000 personnes, dont un million de francophones, est la capitale de la... Flandre.
Ceux qui n'auront pas compris que la Flandre veut prendre tout ce qui l'intéresse et abandonner tout ce qui n'est pas assez riche pour elle, sont aveugles. Ceux qui n'auront pas considéré le décalage entre l'électeur flamand, qui se dit modéré, Belgicain, non-séparatiste, et le même, qui a voté à 65% pour des partis ouvertement confédéralistes (qui voient la future Belgique comme l'association de deux états) et à 30% nationalistes purs et durs (dont 20% extrême droite), ceux-là sont des utopistes. Mais le problème de l'extrême droite est soigneusement laissé de côté dans la presse flamande autant que dans la politique.
Mauvaise image. Oulah ! La mauvaise image! Pourtant, en Flandre, c'est avéré, Le Pen fait mieux que Sarko. Et ça ne dérange personne. Tache d'huile : le journal le plus lu de Flandre n'utilise déjà plus le terme «Régions», qui correspond à la définition légale (on peut penser que cela intéresse les journalistes). Elle utilise plus généralement le terme «états fédérés», qui correspond à sa vision et à celle des partis. Or deux états fédérés sont bien deux états distincts. Une presse qui se détache à ce point de la sémantique nationale (belgicaine) ne fait plus du journalisme, elle fait du militantisme. J'ai bien dit «militantisme», pas «propagande». Je n'ai pas écrit «propagande», parce que seuls 80% des journaux flamands en sont vraiment déjà là. Et pour cette dernière phrase, je reconnais que j'ai pêché : ce chiffre n'est pas vérifiable. -
Arnauld
07:32 Écrit par sirius dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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07.07.2008
Angoisse de la page blanche
Un petit croquis fait par ma fille pour illustrer mon blog déserté depuis quelques semaines...
Le fait n'est pas que je ne trouve plus l'inspiration mais bien que je n'ai plus trop envie d'écrire... Je préfère peindre.... mais ca reviendra peut ètre un jour, qui sait ????

08:25 Écrit par sirius dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dessin, crayon, art, croquis |
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02.06.2008
Le saule qui pleurait
Dans un grand jardin joliment arboré
Entendait on, de loin, se lamenter
Un majestueux saule pleureur
Qui se plaignait de ses malheurs
C'est moi qui fais tout dans ce jardin
Pendant que se cachent les plus malins
Vociférait notre arbre avec rage
Autour de lui, aux verts bocages
Tous se cachent des rayons du soleil
De mes branches se font une ombrelle
Et c'est moi qui prends toute la chaleur
Tandis que vous passer vos journées sans heurts
L'arbre dans sa grande amertume
En vint à faire un vœu hors coutume
En espérant que cela vous ennuie
Je vous souhaite quarante jours de pluie
Et notre saule se prenant pour un sorcier
Entonna un chant, aux nuages adressé
Le résultat ne se fit pas long à venir
Le mauvais temps vint tout pourrir.
Le saule ne cessa pas pour autant de pleurer
Car plus un seul arbuste ne vint le visiter
Certes il ne faisait plus fonction de parasol
Mais avec personne il n'échangeait une parole
De plus le temps d'avantage se dégrada
Et ces tristes pensées, amèrement il regretta
Au dessus du pleurnicheur s'accumulèrent les nuages
Qui ne tardèrent pas à virer au violent orage
Notre beau saule qui ne cessait de braire
Fit rapidement transpercé par un éclair
Cruellement il fut frappé par la foudre
Et son cœur de triste réduit en poudre
Ce qui subsistât de ses branches, de son bois
Fut découpé, fendu en bûches et mis en tas
Et notre arbre que du soleil refusait de protéger
En fut réduit, cet hiver, à la maisonnée réchauffer
Ce qui fit dire à toutes les plantations en place
Ne fais pas à autrui ce que tu en veux pas qu'on te fasse.
Et puis surtout si tu fais une méchanceté
Ne t'étonne pas que ça te retombe sur le nez.
14:55 Écrit par sirius dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, saule |
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29.04.2008
Mémoire d'une pierre
Petit texte jeté sur le papier, il y a .... plusieurs mois puique je n'écrit plus rien depuis longtemps...
Je l'avait écrit en me souvenant d'un voyage à la montagne.
Je l'ai retrouvé par hasard, le voici...
Petite pierre rose et brune, marbrée de blanc, lissée par les eaux vives qui la caresse depuis longtemps, oh combien longtemps, voit passer tranquillement les années au travers le courant limpide et froid de ce joli torrent.
Jamais pierre ne s'ennuie car au fil des saisons le gargouillis et clapotis changent, comme une musique au fil des modes.
En été, le faible débit est à peine un murmure, comme une jolie musique classique qui roucoule à l'oreille, vous assoupis, se mêle à la chaleur pour vous enfoncer dans une douce torpeur.
A la fin de l'été, avec les premières pluies, la musique se transforme en Boléro de Ravel, plus soutenu, plus rythmé.
Durant l'hiver, la musique ressemble à une jolie fanfare tandis qu'au printemps, avec les pluies qui se mêle la fonte des neiges, c'est un festival de rock.
Les habits du paysage change aussi, lentement au fil des semaines. Le joli printemps et son costume vert tendre, ses fleurettes qui pétillent un peu de partout, les truites de rivière qui frayent et viennent me chatouiller de leurs nageoires.
Les bergers qui entament la transhumance passent avec troupeau de moutons et de chèvres, parfois un agneau tout nouvellement né chargé sur leurs épaules. Puis viennent les jolies vaches, un peu amaigries par ce long hiver à l'étable.
Elles sont attendrissantes avec leurs immenses yeux doux bordés de longs cils, mais parfois un peu bruyantes à cause de ces immenses cloches qu'elles portent autour du cou.
L'été est plus calme, si ce n'est que quelques promeneurs déguisés en montagnard de pacotille accompagnés de leur chien d'appartement...
Aaah elle est bien loin la belle époque des saint-bernards qui vagabondaient avec leur tonnelet de rhum autour du cou à la recherche de randonneurs à secourir. A présent, il n'y a plus que des chiens miniatures comme celui de la semaine dernière qui a faillit se noyer dans quinze centimètres d'eau.
Cela ne risquait pas d'arriver à ce saint-bernard qui, un jour, il y a quinze ou vingt ans, mais que sont vingt années pour une pierre, est venu se désaltérer à l'eau du torrent, à quelques centimètres de pierre et qui l'avait regardé de ses grands yeux tristes bordés de rouge.
L'été s'étire lentement, l'eau du torrent est au plus bas et pierre émerge même de quelques centimètres, lui laissant le loisir d'admirer quelques edelweiss qui fleurissent au bord du torrent au milieu de quelques cailloux.
Puis vient l'automne, le berger repasse avec son troupeau, redescendant dans la vallée pour rentrer moutons et chèvres à la bergerie et les vaches à l'étable.
Les feuilles des quelques arbres se trouvant le long du cours d'eau commencent à s'embraser d'un rouge lie de vin pour jaunir ensuite et bientôt s'envoler, brunes et sèches, dans la brume par un matin frais.
Les pluies augmentent, faisant gonfler les eaux du torrent et bientôt elles sont remplacées par les premières neiges. Très vite le flan de la montagne se couvre d'un épais tapis blanc et entre en léthargie pour de longs mois. C'est tout juste si pierre aperçoit un bouquetin ou un chamois qui tente de trouver quelques pousses vertes qui dépasseraient du manteau blanc ou un renard, revêtu de son pelage d'hiver ayant reniflé l'un ou l'autre rongeur égaré.
Sinon rien. Que le vent qui balaie la neige en se plaignant.
Puis revient le printemps, très pluvieux cette année. Les pluies mêlées à la fonte des neiges ont fait gonfler le torrent plus fort que de coutume.
Les eaux bouillonnent, en colère d'être si serrée dans ce lit trop étroit et semblent pressées de le quitter pour se jeter dans le fleuve, là-bas dans la vallée.
Dans leur empressement, les eaux emportent même pierre.
Oh, pas bien loin, juste sur quelques mètres et elle ne s'en émeut pas, ce n'est pas la première fois que pierre est emportée par la colère des eaux. Cependant, cette fois là, pierre regrettait de bouger car elle ne verrait plus fleurir les edelweiss cet été. Mais sans doute y aura t il un autre événement qui viendra la distraire, cette année, ou la suivante ou celle d'après.
11:47 Écrit par sirius dans littérature | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : litterature |
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21.04.2008
Elle est d'ailleurs
Un très joli texte de chanson du regretté Pierre Bachelet...
Elle a de ces lumières au fond des yeux
Qui rendent aveugles ou amoureux
Elle a des gestes de parfum
Qui rendent bête ou rendent chien
Et si lointaine dans son cœur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Elle a de ces manières de ne rien dire
Qui parlent au bout des souvenirs
Cette manière de traverser
Quand elle s'en va chez le boucher
Quand elle arrive à ma hauteur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Et moi je suis tombé en esclavage
De ce sourire, de ce visage
Et je lui dis emmène moi
Et moi je suis prêt à tous les sillages
Vers d'autres lieux, d'autres rivages
Mais elle passe et ne répond pas
Les mots pour elle sont sans valeur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Elle a de ces longues mains de dentellière
A damner l'âme d'un Werner
Cette silhouette vénitienne
Quand elle se penche à ses persiennes
Ce geste je le sais par cœur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Et moi je suis tombé en esclavage
De ce sourire, de ce visage
Et je lui dis emmène moi
Et moi je suis prêt à tous les sillages
Vers d'autres lieux, d'autres rivages
Mais elle passe et ne répond pas
L'amour pour elle est sans valeur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs
Et moi je suis tombé en esclavage
De ce sourire, de ce visage
Et je lui dis emmène moi
Et moi je suis prêt à tous les sillages
Vers d'autres lieux, d'autres rivages
Mais elle passe et ne répond pas
10:13 Écrit par sirius dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : pierre bachelet, chanson, musique, texte de chanson |
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03.04.2008
Apocalypse
09:03 Écrit par sirius dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, poeme, litterature |
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26.03.2008
!
09:53 Écrit par sirius dans Publicité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : dentifrice, brosse a dentes, pub, publicite |
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10.03.2008
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08:19 Écrit par sirius dans Humour/satyre | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : humour, betisier, sottisier, sexualite |
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06.03.2008
La nuit sans lune (slam)
Quelle est triste cette ville dans laquelle je déambule
Engluée dans la mélasse de cette nuit sans lune
Les seuls regards que je croise sont peu envieux
Venant d’yeux glauques dont le blanc est jaune pisseux
Les luminaires tentent de lutter contre cette haine
Les enseignes publicitaires ont les couleurs qui saignent
Le brouillard ressemble à un immense estomac
Qui digère ma route, la dissout, pas après pas
Aux oreilles me parviennent, déformés, des drôles de sons
Qui, de gratte-ciel en gratte-ciel, se réverbère sur le béton
Quelle est triste cette ville dans laquelle je déambule
Engluée dans la mélasse de cette nuit sans lune
Les flaques d’eau où flottent des plaques d’hydrocarbure
Sans cesse pourfendues par les voitures passant à vive allure
Reflètent paresseusement ma triste image
Tantôt fidèlement, tantôt couleur de braquage
Aux couleurs étranges comme le peindrais Vincent
Ou à la figure éclatée comme me verrais Picasso certainement
Seules les éclats de lumières par l’eau fracturés
Donnent un peu de beauté à cette nuit bleutée
Quelle est triste cette ville dans laquelle je déambule
Engluée dans la mélasse de cette nuit sans lune
Puis m’éclabousse cet autobus qui déchire la route
Me lance au visage des embruns au goût de mazout
On ne peut dire si ce réveil est doux ou douloureux
Il vaut mieux, en tout cas, s’extraire de cet état comateux
Déployer ses membres, envoyer loin ses pensées
Déplacer les pieds, balayer les noires idées
Et entreprendre son voyage vers les douces lueurs
Vers la lieux de beauté, la ville de couleur
13:57 Écrit par sirius dans slam | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : slam, poesie, litterature |
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28.02.2008
Le grand frère
11:16 Écrit par sirius dans slam | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : literature, slam, poesie |
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14.02.2008
Le silence
Comment c'est quand ça s'arrête
Quand il n'y a plus de peut-être
Quand nous sommes déjà demain
Et que devant il n'y a plus rien
Que l'aube ressemble au crépuscule
À l’espace sans étoiles, sans lunes
A un grand pas dans l’infini
Où l’on se sent petit, si petit
Comment c’est après marche ou crève
Qu’il n’y a plus rien après la grève
De l’eau sans vagues a perte de vue
Agrippant désespérément une plage nue
Quand les plaines sont sans horizon
Que le soleil brille moins qu’un néon
Et que les bruits de pas autant résonnent
Qu’un condamné demande qu’on le pardonne
Comment c’est quand les fleurs sont en deuil
Quand les arbres ne portent plus de feuilles
Quand le vent s’épuise en gémissements
Que la terre s‘égare en tourments
Quand l’éternité arrive à sa fin
Et que l’infini va se rompre les reins
C’est comme une neige qui n’est plus blanche
Comme la fin, un néant, un silence
09:03 Écrit par sirius dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature |
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29.01.2008
Madame Angèle
Madame Angèle descendait, à petits pas, la rue trop pentue pour son grand âge. Le soleil montrait le bout de son nez mais la pluie n’avait cessé de tomber de toute la nuit et les dalles de trottoir luisaient d’humidité sous le soleil et pouvaient être glissantes, mieux valait être prudente.
L’allée qu’elle longeait était bordée de parterres fleuris et une bonne odeur de terre mouillée embaumait l’air.
La vieille dame était vêtue comme à l’accoutumée, d’un tricot noir, d’une jupe droite noire passée au dessus de gros bas noir, peut être un peu trop grand pour elle car ils lui retombaient en accordéon sur les jambes. Par dessus les bas elle enfilait une paire de grosses chaussettes en laine dont elle retournait le haut sur ces gros godillots en cuir usé qui semblaient peser plusieurs kilos chacun.
Elle portait un manteau en laine, noir lui aussi, dont les boutons étaient grands comme des soucoupes et portait sur la tête un bibi orné de fleurettes qui furent roses autrefois et de deux cerises. C’était d’ailleurs la seule touche de couleur de tout l’habillement d’Angèle.
Du chapeau pendait un petite voilette qui lui chatouillait sans cesse l’arrête du nez qu’elle avait en bec d’aigle et qu’elle se grattait sans cesse.
Ses vêtements noirs laissaient croire au voisinage qu’elle était en deuil, bien que personne, mêmes parmi les aînés du quartier, ne lui avait connu de mari.
Angèle était toujours « propre sur elle » mais on ne pouvait pas vraiment la qualifier de coquette mais plutôt d’austère..
A la main elle tenait un grand parapluie, datant d’un autre âge, qu’elle emportait par tous les temps et lui servait autant de canne que de protection contre la pluie et dans à l’autre main elle tenait un vieux cabas en simili cuir tout râpé destiné à recueillir les quelques achats qu’elle allait faire ce matin.
Angèle avait en horreur ces sacs en plastiques qu’on distribuait généreusement dans tous les commerces, depuis qu’elle avait vu à la télévision qu’un tel sac pouvait causer la mort d’un cachalot qui le confondait avec une méduse.
La mort des cachalots n’était pas de son rayon et depuis elle n’oubliait jamais de prendre son cabas quand elle allait faire des courses.
Elle avançait tellement lentement qu’un chat égaré, noir aux moustaches longues et blanches, peut être alléché par l’odeur de la dame, sortit d’une porte cochère avec l’intention d’aller se frotter à ses jambes mais dés qu’il fut à la portée d’Angèle, celle ci lui décocha un coup de pied au cul qui l’envoyât valdinguer bien loin.
- Tiens, se dit elle, je me demande si ce gardien de but chauve, dont on parle beaucoup à la télé en ce moment, serait capable d’en faire autant.
Madame Angèle réajustât sa jupe. Son regard pétillant et d’un bleu délavé regarda, amusé, le pauvre chat qui pestait et soufflait tant qu’il pouvait puis elle jeta un coup d’œil autour d’elle de manière à s’assurer que personne n’avait remarqué le geste trop alerte pour son âge. Elle effaça le sourire satisfait de ses lèvres et continua tranquillement sa route.
De l’autre côté de l’allée, assis sur un banc du petit square, le vieux Charles lisait son journal.
Il était assis au beau milieu d’un rayon de soleil, c’est pourquoi il avait baissé sa casquette a pompon, dont le pompon avait disparu depuis longtemps d’ailleurs, sur ses yeux.
Pendant des années, ces copains ce sont moqués de lui au sujet de ce pompon, ils le touchaient sans cesse, prétextant que, comme celui d’un marin, il portait bonheur.
Et puis, un jour que Charles avait bu un peu trop de ballons de rouge et qu’il s’était endormi sur la table du troquet, un de ces copains de beuveries avait trouvé très drôle de le couper. Le lendemain, quand Charles c’était rendu compte de la mystérieuse disparition, il estima que sa casquette était plus belle sans le pompon et depuis ne sortait plus sans son couvre-chef préféré.
Comme d’habitude, il commençait sa lecture par la rubrique nécrologique, ensuite les faits divers qu’il préférait appeler « la rubrique des chiens écrasés » et ensuite la page des sports, dans laquelle il y avait justement un article sur le gardien de but chauve, cher à Angèle, le fameux Fabien Barthes.
Angèle connaissait Charles depuis que sa mère le poussait dans un landau et qu’elle le conduisait chez une gardienne avant d’aller travailler à la filature.
Comment se nommait elle encore cette gardienne ?? Jeanne ou Jeannine, quelque chose comme ça. En tout cas, ce dont Angèle se souvenait, c’est du jour qu’elle du s’occuper de la gardienne, suite à une mauvais chute dans l’escalier en pierre qui conduisait à la cave.
A cette époque déjà les trente-cinq heures étaient d’application, mais c’était les trente-cinq heures de repos par semaine, le reste du temps on travaillait.
C’était au temps où tout le monde avait du travail et pratiquement chaque immeuble de la rue qu’Angèle descendait abritait un petit commerce. Il y avait des épiceries tout les cinquante mètres, autant de boucheries et de boulangeries, aussi des merceries où on pouvait trouver des millions de boutons de toutes les couleurs et des fermetures éclairs de toutes les longueurs, ainsi que des coudières et des genouillères en cuir. A cette époque là, il n’était pas question de jeter un vêtement avant qu’il ne soit usé jusqu’à la corde.
Madame Angèle se souvient très bien de tous ces commerces. Et puis ils ont été fermé l’un après l’autre ou remplacé par d’autres types de commerces.
Là où on loue maintenant des cassettes ou des « dévédés » se trouvait une quincaillerie où les clous se vendaient au poids. Là se trouvait un petit atelier de couture qui, après la guerre, fut transformé en cinéma de quartier et maintenant en solderie. Là, où se trouvait une boucherie où on pouvait trouver les meilleures rillettes de toute la ville se trouve un marchand d’ordinateurs et là où il y avait une corsetière se trouve maintenant un magasin qui vend des machines à faire la lessive, des machines à faire la vaisselle, des machine à sécher le linge, des machines à moudre le café, à faire la café et sans doute bientôt a boire la café se disait souvent Madame Angèle.
La majorité de ces changements c’est fait après la guerre, la deuxième évidemment, pas la première, la belle, la « grande » guerre ! Non, tout cela c’est passé après la seconde guerre mondiale, celle de 39-45. Mais tout compte fait, elle n’était pas si moche, celle de ’40 par rapport aux petites gué-guères de maintenant.
Aaaah, les guerres, car Angèle en a connu quelques unes. Epoque magique et prospère, il y a bien trop longtemps que la dernière est terminée. A la pensée de celle de 14-18, sa préférée, ses yeux s’embuèrent de nostalgie mais elle repris rapidement ses esprits et poussa la porte de la boulangerie.
Elle commanda un baguette de pain et une tarte au sucre, la seule gourmandise qu’elle s’autorisait de temps à autre et sorti de la boulangerie en tâtant sa baguette de pain et en grommelant que le pain était bien meilleur « dans le temps » quand le boulanger se levait la nuit pour pétrir et cuir lui même son pain.
Maintenant ce n’était plus que des vendeurs qui n’étaient pas capable de différencier un de seigle d’un pain d’épeautre.
Elle progressa, toujours à petit pas, vers le supermarché au coin de la rue. Quelle horreur que ces magasins anonymes ou les bonjour, au revoir et les sourires semblent proscrits. Pourtant on leur passait de la musique toute la journée, ça devait les mettre de bonne humeur.
Elle déambulât dans les rayons du supermarché, sortant des articles de leur emplacement pour les examiner sous toutes les coutures, contrôler la date de fraîcheur pour ensuite les remettre au rayon, sauf si la date n’était plus bonne, dans quel cas elle allait sermonner le gérant du magasin.
Elle allait visiter le rayon surgelé qu’elle détestait presque autant que le rayon des viandes préemballées qu’elle examinait sans les toucher et en retroussant le nez d’un air dégoutté. Ensuite Madame Angèle continuait sa petite visite par le rayon des cosmétiques et se parfumait abondamment à l’aide des multiples testeurs mis à la disposition des belles du quartier, qui désiraient essayer les nouveautés.
Bizarrement, ce mélange de différents parfums et eaux de toilettes qui, sur n’importe quelle personne se sentirais à des dizaines de mètres n’avait absolument aucun effet sur Madame Angèle qui gardait une odeur étrange qui rappelait un peu l’odeur des cryptes humides mélangée à une pointe de soufre, peut-être aussi une petite odeur de charogne, qui faisait dire aux mauvaises langues du quartier qu’elle se promenait avec des souris crevées dans les poches, mais de loin car tout le monde craignait un peu Madame Angèle, sans trop bien savoir pourquoi.
Elle alla chercher un petit pot de nourriture pour son poisson rouge, qui n’avait pas de nom car à quoi bon donner un nom à un poisson ? Jamais il ne viendra sur mes genoux si je l’appelle se répétait elle chaque jour !
Ensuite elle passa acheter un kilo de sucre scié. Elle se remit à grommeler de plus belle. Dans le temps on pouvait acheter la quantité de sucre dont on avait besoin. L’épicier avait un gros bloc de sucre et en cassait des morceaux avec un pic. Pendant ce temps là, les mégères faisaient la file et racontaient des ragots sur les gens du quartier.
C’est de là que vient l’expression « casser du sucre sur le dos de quelqu’un !! »
Ce n’était pas bien chrétien, (chrétien, rien que le mot la faisait rire), mais au moins de cette façon Angèle savait elle ce qui se passait chez les gens et si quelqu’un n’était plus en très bonne santé, ça l’aidait pour établir son emploi du temps. Maintenant on appelle ça « son planning » pensa t elle agacée.
Madame Angèle termina sa promenade, comme chaque jour, par le rayon boulangerie, juste pour le plaisir de montrer sa baguette de pain à la responsable du rayon en lui disant que « ça » c’était du bon pain et que jamais elle n’achèterais du pain dans une grande surface, semblant oublier que quelques minutes plus tôt, en sortant de la boulangerie, elle pestait contre la qualité de ce même pain.
Enfin elle passa à la caisse et multiplia les « s’il vous plait madame » les « merci madame » agrémenté de son plus beau sourire dans le seul but d’agacer l’hôtesse de caisse, une dame sans âge, aux traits tirés et mal coiffée qui lui répondit par des grognements.
Notre vielle dame repoussa le sac plastic d’un revers de la main, enfourna ses articles dans son vieux cabas et prit le chemin du retour.
Cette fois elle longea le petit square et passa une nouvelle fois devant Charles. La posture bizarre du vieil homme attira la curiosité de Madame Angèle.
Celui ci avait laissé choir son journal sur ses genoux, un bras pendait le long de son corps, la main de l’autre bras était posée sur le journal et tremblait très fort, tapotant le journal du bout de ses doigts.
La tête de Charles, dont le visage avait pris un teint verdâtre avait roulé de côté et les yeux étaient révulsés tandis qu’un fin filet de bave pendait à son menton et oscillait légèrement sous l’effet de la brise matinale et sa casquette sans pompon était à la limite de glisser de sa tête.
Le regard d’Angèle se mit à briller intensément derrière sa voilette et un méchant rictus lui déforma la bouche durant un bref instant. Elle ralentit le pas quelques secondes, à peine le temps d’analyser la situation puis, après avoir jeté un bref coup d’œil autour d’elle pour s’assurer que personne d’autre n’avait remarqué le triste état de Charles.
Ce n’était pas la bande de garnements qui jouaient sur leurs affreuses planches à roulettes au bout du square qui auraient prété attention à un petit vieux qui se tenait tout de guingois sur son banc.
Elle hâta le pas pour rentrer avant qu’une autre personne ne passe trop près et remarque le triste état de Charles et ne se mêle de son destin.
Arrivé au bas de son immeuble, elle s’empressa d’ouvrir et de grimper dans son appartement, petit mais cossu, qui se trouvait au premier étage.
Là, elle jeta son cabas au pieds de l’armoire à provisions de sa petit cuisine, la baguette de pain et la tarte sur la table et en criant à son poisson rouge sans nom qu’il devra attendre un peu après son dîner elle se dirigea vers un petit cagibi qui ressemblait fort à un placard à balais. Elle y échangea son manteau et son chapeau a voilette contre une longue cape noire munie d’une grande capuche et son parapluie contre une faux.
Elle se dirigea d’un pas alerte vers la porte d’entrée en chantonnant « Et hop, au boulot, Charles, me voilà »
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28.01.2008
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Elle alla chercher un petit pot de nourriture pour son poisson rouge, qui n’avait pas de nom car à quoi bon donner un nom à un poisson ? Jamais il ne viendra sur mes genoux si je l’appelle se répétait elle chaque jour !
Ensuite elle passa acheter un kilo de sucre scié. Elle se remit à grommeler de plus belle. Dans le temps on pouvait acheter la quantité de sucre dont on avait besoin. L’épicier avait un gros bloc de sucre et en cassait des morceaux avec un pic. Pendant ce temps là, les mégères faisaient la file et racontaient des ragots sur les gens du quartier.
C’est de là que vient l’expression « casser du sucre sur le dos de quelqu’un !! »
Ce n’était pas bien chrétien, (chrétien, rien que le mot la faisait rire), mais au moins de cette façon Angèle savait elle ce qui se passait chez les gens et si quelqu’un n’était plus en très bonne santé, ça l’aidait pour établir son emploi du temps. Maintenant on appelle ça « son planning » pensa t elle agacée.
Madame Angèle termina sa promenade, comme chaque jour, par le rayon boulangerie, juste pour le plaisir de montrer sa baguette de pain à la responsable du rayon en lui disant que « ça » c’était du bon pain et que jamais elle n’achèterais du pain dans une grande surface, semblant oublier que quelques minutes plus tôt, en sortant de la boulangerie, elle pestait contre la qualité de ce même pain.
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27.01.2008
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Maintenant ce n’était plus que des vendeurs qui n’étaient pas capable de différencier un pain de seigle d’un pain d’épeautre.
Elle progressa, toujours à petit pas, vers le supermarché au coin de la rue. Quelle horreur que ces magasins anonymes ou les bonjour, au revoir et les sourires semblent proscrits. Pourtant on leur passait de la musique toute la journée, ça devait les mettre de bonne humeur.
Elle déambulât dans les rayons du supermarché, sortant des articles de leur emplacement pour les examiner sous toutes les coutures, contrôler la date de fraîcheur pour ensuite les remettre au rayon, sauf si la date n’était plus bonne, dans quel cas elle allait sermonner le gérant du magasin.
Elle allait visiter le rayon surgelé qu’elle détestait presque autant que le rayon des viandes préemballées qu’elle examinait sans les toucher et en retroussant le nez d’un air dégoutté. Ensuite Madame Angèle continuait sa petite visite par le rayon des cosmétiques et se parfumait abondamment à l’aide des multiples testeurs mis à la disposition des belles du quartier, qui désiraient essayer les nouveautés.
Bizarrement, ce mélange de différents parfums et eaux de toilettes qui, sur n’importe quelle personne se hûmerait à des dizaines de mètres n’avait absolument aucun effet sur Madame Angèle qui gardait une odeur étrange qui rappelait un peu l’odeur des cryptes humides mélangée à une pointe de soufre, peut-être aussi une petite odeur de charogne, qui faisait dire aux mauvaises langues du quartier qu’elle se promenait avec des souris crevées dans les poches, mais de loin car tout le monde craignait un peu Madame Angèle, sans trop bien savoir pourquoi.
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26.01.2008
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Là où on loue maintenant des cassettes ou des « dévédés » se trouvait une quincaillerie où les clous se vendaient au poids. Là se trouvait un petit atelier de couture qui, après la guerre, fut transformé en cinéma de quartier et maintenant en solderie. Là, où se trouvait une boucherie où on pouvait trouver les meilleures rillettes de toute la ville se trouve un marchand d’ordinateurs et là où il y avait une corsetière se trouve maintenant un magasin qui vend des machines à faire la lessive, des machines à faire la vaisselle, des machine à sécher le linge, des machines à moudre le café, à faire la café et sans doute bientôt a boire la café se disait souvent Madame Angèle.
La majorité de ces changements c’est fait après la guerre, la deuxième évidemment, pas la première, la belle, la « grande » guerre ! Non, tout cela c’est passé après la seconde guerre mondiale, celle de 39-45. Mais tout compte fait, elle n’était pas si moche, celle de ’40 par rapport aux petites gué-guères de maintenant.
Aaaah, les guerres, car Angèle en a connu quelques unes. Epoque magique et prospère, il y a bien trop longtemps que la dernière est terminée. A la pensée de celle de 14-18, sa préférée, ses yeux s’embuèrent de nostalgie mais elle repris rapidement ses esprits et poussa la porte de la boulangerie.
Elle commanda un baguette de pain et une tarte au sucre, la seule gourmandise qu’elle s’autorisait de temps à autre et sorti de la boulangerie en tâtant sa baguette de pain et en grommelant que le pain était bien meilleur « dans le temps » quand le boulanger se levait la nuit pour pétrir et cuir lui même son pain.
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25.01.2008
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Comment se nommait elle encore cette gardienne ?? Jeanne ou Jeannine, quelque chose comme ça. En tout cas, ce dont Angèle se souvenait, c’est du jour qu’elle du s’occuper de la gardienne, suite à une mauvais chute dans l’escalier en pierre qui conduisait à la cave.
A cette époque déjà les trente-cinq heures étaient d’application, mais c’était les trente-cinq heures de repos par semaine, le reste du temps on travaillait.
C’était au temps où tout le monde avait du travail et pratiquement chaque immeuble de la rue qu’Angèle descendait abritait un petit commerce. Il y avait des épiceries tous les cinquante mètres, autant de boucheries et de boulangeries, aussi des merceries où on pouvait trouver des millions de boutons de toutes les couleurs et des fermetures éclairs de toutes les longueurs, ainsi que des coudières et des genouillères en cuir. A cette époque là, il n’était pas question de jeter un vêtement avant qu’il ne soit usé jusqu’à la corde. Ils étaient parfois tellement rappiècés qu'on ne voyait plus la couleur d'origine !!
Bon, là; j'exagère, mais à peine !
Madame Angèle se souvient très bien de tous ces commerces. Et puis ils ont fermé l’un après l’autre ou été remplacé par d’autres types de commerces.
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24.01.2008
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De l’autre côté de l’allée, assis sur un banc du petit square, le vieux Charles lisait son journal.
Il était assis au beau milieu d’un rayon de soleil, c’est pourquoi il avait baissé sa casquette a pompon, dont le pompon avait disparu depuis longtemps d’ailleurs, sur ses yeux.
Pendant des années, ces copains ce sont moqués de lui au sujet de ce pompon, ils le touchaient sans cesse, prétextant que, comme celui d’un marin, il portait bonheur.
Et puis, un jour que Charles avait bu un peu trop de ballons de rouge et qu’il s’était endormi sur la table du troquet, un de ces copains de beuveries avait trouvé très drôle de le couper. Le lendemain, quand Charles c’était rendu compte de la mystérieuse disparition, il estima que sa casquette était plus belle sans le pompon et depuis ne sortait plus sans son couvre-chef préféré.
Comme d’habitude, il commençait sa lecture par la rubrique nécrologique, ensuite les faits divers qu’il préférait appeler « la rubrique des chiens écrasés » et ensuite la page des sports, dans laquelle il y avait justement un article sur le gardien de but chauve, cher à Angèle, le fameux Fabien Barthes.
Angèle connaissait Charles depuis que sa mère le poussait dans un landau et qu’elle le conduisait chez une gardienne avant d’aller travailler à la filature.
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23.01.2008
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Angèle était toujours « propre sur elle » mais on ne pouvait pas vraiment la qualifier de coquette mais plutôt d’austère..
A la main elle tenait un grand parapluie, datant d’un autre âge, qu’elle emportait par tous les temps et lui servait autant de canne que de protection contre la pluie et dans à l’autre main elle tenait un vieux cabas en simili cuir tout râpé destiné à recueillir les quelques achats qu’elle allait faire ce matin.
Angèle avait en horreur ces sacs en plastiques qu’on distribuait généreusement dans tous les commerces, depuis qu’elle avait vu à la télévision qu’un tel sac pouvait causer la mort d’un cachalot qui le confondait avec une méduse.
La mort des cachalots n’était pas de son rayon et depuis elle n’oubliait jamais de prendre son cabas quand elle allait faire des courses.
Elle avançait tellement lentement qu’un chat égaré, noir aux moustaches longues et blanches, peut être alléché par l’odeur de la dame, sortit d’une porte cochère avec l’intention d’aller se frotter à ses jambes mais dés qu’il fut à la portée d’Angèle, celle ci lui décocha un magistral coup de pied au cul qui l’envoyât valdinguer bien loin.
- Tiens, se dit elle, je me demande si ce gardien de but chauve, dont on parle beaucoup à la télé en ce moment, serait capable d’en faire autant.
Madame Angèle réajustât sa jupe. Son regard pétillant et d’un bleu délavé regarda, amusé, le pauvre chat qui pestait et soufflait tant qu’il pouvait puis elle jeta un coup d’œil autour d’elle de manière à s’assurer que personne n’avait remarqué le geste trop alerte pour son âge. Elle effaça le sourire satisfait de ses lèvres et continua tranquillement sa route.
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22.01.2008
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Petit conte pour grands enfants qui sera posté en huit épisodes.
Bonne lecture.
Madame Angèle descendait, à petits pas, la rue trop pentue pour son grand âge. Le soleil montrait le bout de son nez mais la pluie n'avait cessé de tomber de toute la nuit et les dalles de trottoir luisaient d'humidité sous le soleil et pouvaient être glissantes, mieux valait être prudente.
L'allée qu'elle longeait était bordée de parterres fleuris et une bonne odeur de terre mouillée embaumait l'air.
La vieille dame était vêtue comme à l'accoutumée, d'un tricot noir, d'une jupe droite noire passée au dessus de gros bas noir, peut être un peu trop grand pour elle car ils lui retombaient en accordéon sur les jambes. Par dessus les bas elle enfilait une paire de grosses chaussettes en laine dont elle retournait le haut sur ces gros godillots en cuir usé qui semblaient peser plusieurs kilos chacun.
Elle portait un manteau en laine, noir lui aussi, dont les boutons étaient grands comme des soucoupes et portait sur la tête un bibi orné de fleurettes qui furent roses autrefois et de deux cerises. C'était d'ailleurs la seule touche de couleur de tout l'habillement d'Angèle.
Du chapeau pendait un petite voilette qui lui chatouillait l'arrête du nez qu'elle avait en bec d'aigle et qu'elle se grattait sans cesse.
Ses vêtements noirs laissaient croire au voisinage qu'elle était en deuil, bien que personne, mêmes parmi les aînés du quartier, ne lui avait connu de mari.
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10.01.2008
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09.01.2008
Excursion à Noel.
Un petit conte pour adultes cette fois. Je le poisterais en deux épisodes.
Il fut réveillé par le GO, le « gentil organisateur ».
- Allez mes poulets, c’est l’heure d’aller becqueter !!
Il se demandait d’ailleurs pourquoi on les appelait GO car ils n’étaient pas tous gentil et l’organisation est loin de faire penser au Club Med, mais bon, si c’est la coutume de les appeler comme ça !
Il s’étira en pestant et maugréant contre le fait qu’on les réveillait aussi tôt dans ce camp de vacances. D’un autre côté, c’est vrai que si on traînait un petit peu, il n’y avait plus rien à manger tellement les autres étaient des goinfres, à croire que leur vie en dépendait ! Ce n’étaient pas des touristes allemands pourtant !
Il se fit bousculer en sortant de leur chambre par un de ces goinfres justement. Ben oui, ils étaient à plusieurs par chambre, six ou parfois sept et c’était vraiment exigu.. mais bon pour le prix qu’il donnait, il ne fallait pas être difficile !
Il pressa le pas pour aller manger aussi, il faisait parfois le fier et faisait la fine bouche mais Il râlait ferme quand il n’y avait plus rien. Déjà que c’était souvent la même chose qu’on leur servait. Ce n’était pas mauvais, ne lui faites pas dire ce qu’Il n’a pas dit… mais pas très varié. Enfin, c’était nourrissant, c’est déjà ça.
Une fois le déjeuner terminé, Il allait faire une petite promenade. Oh, pas bien loin, dans le parc environnant leur hôtel.
Il se promenait avec ses congénères et ils caquetaient comme de vrais poulets. Il faisait le tour de l’hôtel (que certaines mauvaises langues nommaient le « bunker ») marchant dans l’herbes, du moins ce qui en restait car il y avait tellement de pensionnaires qu’il ne restait guère de verdure, et ils parlaient de tout et de rien, du temps, mauvais ou beau, du bunker, euh pardon, de l’hôtel, des repas copieux mais peu variés, des chambres étroites, etc, etc. Ils râlaient quoi, comme ça ce fait partout et toujours. Jamais content !
Le sujet du jour était cette plage, là, de l’autre côté de cette haute clôture. Ils râlaient car ils ne pouvaient aller à cette plage.
Bon, d’accord, ce n’était pas une plage de la Côte d’Azur, elle était jonchée de papier et sacs plastiques divers. Il y avait aussi quelques vieux pneus et quelques barils qui avaient contenu Dieu sait quoi et que la rouille se chargeait de faire disparaître lentement. Sans parler des sacs poubelles qui étaient jetés là intentionnellement et qui, au gré des marées, s’éloignaient lentement pour revenir, à moitié vide, à la marée suivante.
Et puis, il y avait aussi ce grand tuyau qui sortait du bunker, rhaaaa de l’hôtel je veux dire, qui déversait une eau sirupeuse et brunâtre. Mais c’était joli car ça faisait naître de joli gros flocon de mousse rousse à la surface de l’eau. Surtout quand il y avait du vent, car la mousse se soulevait et s’envolait et ça donnait l’impression qu’il neigeait.
Bref, on ne pouvait pas y aller et c’était dommage car ça eut été agréable de mettre ses pattes dans le sable au lieu de dans l’herbe rare.
Et puis Il s’ennuyait aussi : petit déjeuner, promenade, déjeuner, sieste, promenade, dîner, extinction des feux à vingt et une heure et lever le lendemain à huit heure. Certains jours, Il se serait cru à la caserne, d’après ce qu’il connaissait de la caserne, du moins !
Il y avait bien des excursions mais c’était rare car il n’y avait beaucoup pas de place et donc c’était chacun son tour.
Il attendait donc impatiemment que son tour arrive.
Le lendemain matin, événement, les GO ne vinrent pas le réveiller ! Mais Il n'eut pas de petit déjeuner non plus.
Pas plus de promenade, les portes de la chambre étaient fermées !
Problème technique ? Alerte terroriste ou à la pollution ?? Les GO avaient ils eu une panne d'oreiller ?
Que nenni, tout à coup la porte s'ouvrit sur un GO arborant un large sourire et ayant une jolie canne en bois à la main.
- Allez les emplumés, en route, c'est votre tour d'aller promener !!
Du coup, lui et ses congénères cessèrent de râler pour pousser des cris de joie.
- Enfin, un peu de distraction dit-Il puis s'empressa d'ajouter qu'ils auraient pu leur laisser casser la graine avant de partir, Il n'aimait pas voyager le ventre vide !
Il fut conduit sur le parking de l'hôtel, parfois en étant un peu poussé à l'aide de la canne. Pff, il faut respecter les horaires mais tout de même ! Et on les fit monter dans un camion !
- Un camion ?? Mais ça ne va pas non ? Je suis d'accord que je n'ai pas payé cher, mais de là à voyager en camion comme du vulgaire bétail, il y a une marge. Pas question que je grimpe là-dedans !
Pour unique réponse il se ramassa un magistral coup de pied au croupion qui le fit voler tout droit dans le camion.
Les autres pensionnaires grimpaient à leur tour et quand le camion fut bourré, on ferma les portes et il démarra aussitôt.
Qu'est ce que ça ronchonnait la dedans ! Je vais me plaindre à la compagnie ! Si j'aurais su, j'aurais pas venu ! Je veux voir le directeur de l'hôtel ! Et patati et patata !
Jusqu'à ce que le camion s'immobilise peu de temps plus tard.
On vient aussitôt ouvrir les portes du camion et les pensionnaires se précipitèrent à l'extérieur tellement il commençait a faire chaud dans le camion, pour se retrouver dans la cour d'une usine.
- Et bien, ça vaut bien la peine ! Dit-il. Moi qui pensait aller visiter un musée ou une jolie cathédrale, me voilà en train de visiter une usine encore plus laide que notre hôtel.
Mais ils n'eurent pas beaucoup le temps de s'apitoyer sur son sort. Aussitôt des hommes en salopettes et bottes en caoutchoucs blancs sortirent de l'usine et, à l'aide de grands bâtons, poussèrent les nouveaux visiteurs à l'intérieur de l'usine.
Ils étaient entassés dans un couloir étroit, au bout du quel, les hommes en bottes blanches les attrapaient un par un et les pendait par le cou aux crochets d'une chaîne qui les emportait immédiatement dans une pièce plus loin.
Le bruit était assourdissant mais il parvenait à peine à couvrir les cris de ses semblables.
Effrayé, Il ne parvenait pas à comprendre ce qu'il se passait et ne pouvait pas réagir car Il était poussé en avant par ses congénères dans le couloir et aucune retraite n'était possible.
Quand vint son tour, Il se senti attraper par le cou et soulevé de terre.
A ce moment il put voir, au loin, tout au bout de la chaîne, des centaines de ces semblables qui pendouillaient lamentablement, tués, déplumés, vidés, nettoyés.
Ils étaient toujours attachés à ce crochet de la chaîne qui les emportait, à présent, vers l'emballage, le pesage et l'étiquetage.
La dernière chose qu'Il entendit fut de la bouche de son bourreau qui allait le prendre par le cou à ce maudit crochet et qui s'adressait à son collègue.
- Vivement que Noel soit passé, j'en ai marre de voir défiler ses dindes !
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05.01.2008
Les géants dans le brouillard.
La porte de garage s'ouvrit lentement, les roulettes glissants silencieusement dans les rails bien huilées, pour laisser apparaître un mur blanc, grisâtre, laiteux, qui semblait naître sur le pas de la porte pour aller mourir à l'infini.
Ce mur semblait vivant, mouvant et tellement opaque que l'autre côté de la rue était invisible, à tel point que je me demandais s'il y avait un autre côté, l'autre côté de nulle part.
Je tendis le bras et ma main pénétra cette ouate épaisse. Elle était humide et semblait rugueuse et rêche comme de l'ouate bon marché et me fit penser à de la barbe à papa.
Il me semblait même que ça fit un bruit quand ma main la pénétra, un peu le comme quand on décolle lentement deux bandes Velcro.
Cette comparaison me fit sourire à moitié, je me dis que je regardais sans doute trop de film de science-fiction et je monta en voiture en soupirant.
Dés que je sorti la voiture du garage, elle fut gobée par le brouillard, enveloppée et expédiée dans un autre monde, un monde sans dimensions, sans avant, sans arrière. Les bruits feutrés me firent penser à la seule fois que je me mis des boules Quies dans les oreilles. Cette fois-là, je n'entendis pratiquement rien de l'extérieur mais tous les bruits à l'intérieur de mon corps étaient tellement amplifiés que cela me fit peur.
Je roulais, lentement, très lentement mais j'avais plutôt l'impression de glisser ou mieux, de planer, sans trop bien savoir où je me trouvais, où j'allais, ce que je devenais.
Je suivais péniblement la ligne blanche en bordure de la route. Parfois je passais la tête par la vitre, pensant mieux voir mais, aussitôt, la barbe à papa tentait de s'emparer de moi, de m'extirper de la voiture et de m'emmener Dieu sait où.
En fait, je crois que c'était juste l'humidité ajoutée à l'opacité qui me stressait un peu.
L'avant de la voiture se soulevait un peu, me donnant encore plus l'impression que je volais plutôt que de rouler, mais j'étais seulement en train de gravir une colline. Je n'avais jamais remarqué que ça grimpe si fort par ici, mais est-ce que je passais par ici les autres jours ?
Puis, tout à coup, le babeurre dans lequel je gravitais sembla s'éclaircir peu à peu et tout à coup la lumière jaillit.
Une lumière éclatante se jeta sur moi et m'enveloppa d'une douceur inattendue. A ce moment je songea que lorsque la mort se saisi de quelqu'un et qu'il voit « la » lumière, elle devait être aussi jolie que celle ci.
Je garai la voiture et en sorti aussitôt pour m'apercevoir que j'étais tout simplement au sommet d'une colline.
Je venais de crever l'épaisse couche de brouillard et me trouvais sur une espèce de monticule de terre. Un îlot au milieu d'un océan laineux, coupé par une route qui surgissait du brouillard pour y replonger quelque mètres plus loin.
Je regardais le soleil en face et aussitôt, en guise de bienvenue, il me caressa les joues de sa douce chaleur et déposa des perles de lumières sur mes cils, ce qui me brouilla un peu la vue.
J'étais seul sur mon îlot de terre et de macadam, Autour de moi, à perte de vue, un océan de nuages avec seulement ça et là, un monticule qui dépassait des nuages, comme celui sur lequel je suis réfugié.
La, un arrondis et là, un peu décalé il y en a un un peu plus pointu, un peu en biseau, et là, plus bas deux petits sommets côte à côte et bien plus bas, il y en avait quatre autres qui dépassaient des nuages. Ils étaient curieusement surmontés de gros troncs qui ressemblaient à des orteils.
Des orteils ? J'observais un peu mieux cette série de monticules et il me semblait de moins en moins être de simples buttes.
La première butte que j'ai vue ressemble fort à un nez et la deuxième, un peu plus bas à un autre nez, un nez en trompette, un peu plus petit et plus fin que le premier. Les dernières buttes que je venais de voir ressemblent à deux paires de pieds et ceux du côté du petit nez sont un peu plus petits que les autres.
Et finalement, ces deux sommets jumeaux que j'apercevais entre le petit nez et les petits pieds, ne sont ce pas une poitrine ?
La vérité me sauta aux yeux, c'était un couple de géants en train de dormir paisiblement sous leur duvet de nuages.
Mais comment suis je arrivé ici ? Comment ne les ais-je jamais vu auparavant ??
Je restai là un moment intemporel a les regarder dormir tranquillement.
Ils dormaient si bien, du sommeil du juste comme on dit, que je me sentis apaisé moi aussi. Je me trouvais dans un nouveau monde, un monde inconnu, calme, serein, silencieux, mystérieux.
Puis, tout à coup, la terre se mit à vibrer sous mes pieds, d'abord très légèrement puis de plus en plus fort.
Je pris peur, pensant que les géants se réveillaient ou pire, qu'un autre venait voir ce que je faisais là !
Un géant gentil ou un géant méchant ?? C'est que je ne m'y connais pas trop en géant, moi !
Les vibrations se firent plus fortes et une sorte de rugissement commençait à se faire entendre d'abord légèrement puis s'intensifiant au fur et à mesure que les vibrations augmentaient
Mais qu'est ce que j'allais devenir ? Je ne savais pas si je devais attendre sagement ou bien prendre mes jambes à mon cou ??
Je regardais autour de moi, tentant de sentir de quel côté allait surgir le danger mais mon regard ne put percer l'épais brouillard lorsque, tout à coup, un monstre énorme surgit d'où j'étais venu, dans un rugissement térrifiant.
Il était énorme et son armure noire et rouge brillait de mille feux. Ces yeux, dont il avait plusieurs paires de toutes les dimensions, lançaient des éclairs en tout sens.
Je me jette de côté afin d'éviter sa charge et le temps de récupérer mes esprits, je m'aperçois qu'en fait de monstre, il s'agit tout simplement d'un gros camion, chargé d'énormes troncs d'arbre qui, moteur hurlant de grimper cette côte, surgit du brouillard.
Le chauffeur, une casquette de base-ball vissée sur la tête et son gsm collé à l'oreille fut, comme moi quelques minutes plus tôt, ébloui par le soleil en sortant de cette épaisse purée de pois.
Lorsqu'il s'aperçu de ma présence, et me vit sursauter, il me regarda d'un air ahuris et continua son chemin en déchiquetant le ciel d'énormes coups de klaxon.
Récupérant mes esprits, je regardais autour de moi mais ne vis plus rien qui ressemblait à des géants, seulement une grosse brume que les rayons de soleil étaient en train de diluer et quelques sommets et crêtes qui dépassait de la brume, ici et là.
Je remontais tristement en voiture et repris la route.
Juste avant de replonger dans le brouillard, je jetai un petit coup d'œil dans le rétroviseur et il me sembla voir, en une fraction de seconde, une main géante traverser la brume et me faire signe au revoir...
08:04 Écrit par sirius dans Histoire pour enfant | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : histoire pour enfant, comte |
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30.12.2007
Les elfes lumineuses
Mové jubilait, il était enfin arrivé à ces fins. Détourner à son profit, le travail de centaines de mages, effectués à travers les siècles.
Mové était un mage lui aussi, mais un mage noir, qui avait mis sa science au service du mal et qui ne reculait devant aucun aveulissement. Mensonge, fourberie, chantage et même le vol étaient pour lui des outils de travail. Même pire que cela, chaque méfait, chaque coup tordu était pour lui, source de plaisir et on ne le voyait rire qu’à ces moments là.
Ces yeux, légèrement bridés et d’un bleu presque blanc planté au milieu de globes jaunâtres et glauques semblaient alors lancer des éclairs.
Quand il avait réellement beaucoup de plaisir, son corps entier était secoué de petits soubresauts, qui faisaient chanceler son chapeau pointu sur sa tête à la chevelure abondante et d’un noir absolu, contrairement à tous les mages connus qui possédaient une longue chevelure d’un blanc immaculé.
Par contre, quand il était soucieux ou en quête d’un mauvais tour, il entourait des mèches de sa longue barbe autour de ses doigts et comme il était sans cesse à l’affût d’une méchanceté, sa barbe était superbement bouclée.
Cette fois, le denier mauvais tour de Mové lui procuraient tellement de plaisir que ses soubresauts lui firent choir le chapeau de la tête. Tonneau accouru en claudiquant, ramassa le chapeau et après l’avoir dépoussiéré avec sa manche, lui remit, de guingois sur la tête.
Tonneau était l’homme à tout faire du Mage Noir, à vraiment tout faire. Plus bête que méchant, Tonneau s’acquittait, avec beaucoup de zèle de toutes les basses besognes que son maître lui ordonnait.
Tonneau était un gnome d’une laideur repoussante. Il avait un nez énorme couvert de pustules, des oreilles immense toutes déchiquetées à cause des ronces au travers lesquelles il gambadait pour aller cueillir des fruits des bois et il devait son sobriquet à ses jambes excessivement arquées qui faisaient dire à tous ceux qui le croisaient qu’on avait du le mettre à sécher sur un tonneau.
A part lui, il y avait aussi dans l’entourage du mage, Remulda, une sorcière jadis redoutable mais qui dans une joute à coup de maléfice et sorts magiques contre les fées du bien, a été quelque peu secouée et a perdu la mémoire et par la même occasion son titre de sorcière. Remulda, contrairement à Tonneau, était d’une beauté époustouflante mais au temps de sa gloire, elle se servait de sa beauté pour séduire des jeunes mages et tenter de leurs soutirer leurs secrets.
En fait d’élixir, elle ne se souvenait maintenant plus que des recettes de la ratatouille aux carottes et de la poule au pot, ce qui faisait le bonheur de Mové car c’était ses menus favoris. De plus, son ballet, devenu fou lui aussi, ne cessait de balayer la masure du Mage, de la cave au grenier.
Mové était l’ennemi juré des Elfes Lumineuses ou encore nommées Elfes du Soir et dans le peuple des humains, elles étaient sottement appelées vers luisants ou lucioles.
Quelques unes ont été capturées par des humains et gardée en captivité, dans un bocal ou dans une petite cage finement grillagée et montrées comme des phénomènes bizarres. Les petites elfes captives mouraient très rapidement.
Pour éviter cela, les Elfes Lumineuses évitaient désormais précautionneusement les endroits qui pouvaient être fréquenté par les humains.. D’ailleurs, avez vous vous récemment une luciole luisant, vous ?
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Le mage noir aurait aimé asservir le peuple des Elfes lumineuses, en faire une troupe de petites ouvrières ou de petites domestique entièrement à son service et au temps où la sorcière Remulda était au sommet de sa gloire, elle coursait les Elfes en plein air à l’aide de son balai magique et était parvenue à en attraper quelque unes. Heureusement pour les Elfes et grâce à leurs ailes, elles parvenaient a s’échapper dés qu’on leur donnait un travail à faire hors de leur cage.
Depuis que la sorcière avait perdu la raison, il n’y avait eu plus une seule capture. Mové le mage avait bien tenté une fois monter le balai magique devenu fou et de le chevaucher pour tenter de le dompter mais mal lui en pris.
Le balai avait refusé de se laisser faire et tenté de se débarrasser de son cavalier par tous les moyens.
Le mage s’en sorti avec un chapeau complètement aplati contre le plafond de la masure, d’une série de bosses impressionnantes sur le crâne et d’une migraine qui dura trois jours. Depuis il n’avait plus tenté de détourner le balai fou de son nettoyage perpétuel.
Mové riait bien, à présent, de toutes ces mésaventures, car il avait trouvé le moyen de capturer toutes les Elfes en une seule fois et définitivement. Pour ce faire, il raconta aux elfes qu’il désirait faire la paix et qu’il les invitaient toutes à un banquet durant lequel il leur ferait part de son repentir et en guise de cadeau, il offrirait aux Elfes une éternelle pénombre.
En fait, Mové, grâce à des formules magiques retrouvées dans des grimoires qui dataient de temps immémoriaux était parvenu à détourner une des sept planètes sombres de notre système solaire et de la faire passer devant le soleil, provocant de cette manière une éclipse totale.
Les Elfes n’avaient aucune connaissance des sept planètes sombres et n’avaient donc aucune raisons de se méfier, ne connaissant, comme les humains que le système solaire dit « lumière » qui tournait parfaitement rond autour du soleil.
Ce soleil que craignaient les Elfes car la chaleur de celui-ci ferait se chiffonner leurs ailes si fines et si fragiles.
Peu avant l’heure de l’éclipse, Mové se présenta dans la clairière au milieu de laquelle se dressait le chêne millénaire qui était l’abri du peuple des Elfes Lumineuse. Il portait son vieux grimoire sous le bras, Tonneau tirait derrière lui un grand chaudron plein de ratatouille destinée au banquet et Remulda traînait, à grand peine, une grande carafe d’Hydromel.
Mové ignorait si les Elfes aimaient la ratatouille aux carottes mais de toute façon elles n’auraient sans doute pas le temps d’y goûter. Après les avoir un peu enivrées avec l’hydromel, elles auraient la surprise de leur vie.
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A l’heure que l’éclipse devait commencer selon les calculs du mage, il sorti son grimoire aux feuilles jaunies et craquelées et commença a réciter de fausses formules, tentant de faire croire qu’il ferait tomber la nuit définitivement. A peine eut il terminé ses fausses incantations que la planète sombre déviée de sa route, commençait a grignoter le soleil.
Les Elfes lumineuses qui doutaient autant de l’honnêteté du Mage Noir qu’elles ne craignaient le soleil, étaient restées à l’abri dans les anfractuosités de leur chêne, mais la pénombre envahissant la clairière, les plus hardies commençaient à s’aventurer à l’extérieur suivies bientôt des plus craintives, alors que le silence s’abattais sur la clairière.
Les animaux diurnes avaient regagnés leur tanières, leur nid ou leur couche tandis que les diurnes jugeaient ne pas avoir suffisamment dormi et ne sortaient pas des leurs.
Bientôt, le disque de la planète sombre recouvrait totalement le soleil et la pénombre fut totale et les elfes commencèrent à tournoyer à l’aide de leurs petites ailes translucides et leurs cris de joie déchirèrent le silence impressionnant qui avait régné durant quelques minutes sur cette portion de forêt.
C’était un réel enchantement de voir tournoyer ces centaines d’elfes qui laissaient de longs traits lumineux derrière elles, elles riaient et chantaient comme de petites folles, ravies qu’elles étaient de désormais ne plus devoir craindre le soleil et de pouvoir sortir quand bon leur semblerait. Parfois, deux d’entres elles se percutaient en vol, provoquant une gerbe d’étincelles en même temps qu’un fou rire.
Tonneau, en gros bêta qu’il était, applaudissait ce spectacle des deux mains en riant bêtement, sous l’œil désapprobateur du Mage, tandis que Remulda, insensible à ce qu’il se passait autour d’elle réfléchissait au repas du lendemain et elle optât, une fois de plus pour de la poule au pot, quand Mové lui signifiât, d’un grand coup de coude dans les côtes, qu’il était temps de déboucher la carafe d’hydromel, qu’elle servit généreusement dans de grands gobelets fait avec les cupules des glands de chêne.
La fête battait son plein quand le disque de la planète sombre commençait a glisser de l’autre côté du soleil et que la clarté renaissait. Le peuple des Elfes commençait a pousser des petits cris d’étonnement et certaines même de frayeur mais le Mage les calma temporairement en leur expliquant qu’il ne s’agissait qu’une petite erreur de calcul et replongeait le nez dans son grimoire faisant mine de chercher la solution. Tout cela pour gagner quelques précieuse minutes.
Quand les elfes se rendirent compte de la supercherie, la panique et les effets de l’hydromel leur firent perdre tous leur moyens. Elles voletèrent dans tous les sens, certaines se télescopaient en plein vol et peu purent retrouver leur abri.
Quant aux autres, le soleil, reconquérant son bien, vint leur caresser les ailes de ces rayons vifs et chauds. Ces petites ailes si fines et si fragiles qui ne tardèrent pas à sécher et se recroqueviller comme de vieilles feuilles tombées d’un arbre en automne. Les unes après les autres les petites Elfes perdirent de l’altitude et churent sur le sol recouvert de feuilles.
Il ne restait plus, à Mové le Mage et son vilain homme à tout faire, d’attraper les pauvres demoiselles avec de grands filets à papillons et de les entasser, pêle-mêle, dans de crasseux sacs de jute.
Remulda, la sorcière qui avait une araignée dans le plafond, courrait aussi dans tous les sens, mais elle tentait d’attraper de vrais papillons, elle. Ce qui lui attira des mots peu gentils de la part du Mage qui, étant habitué à se faire servir, était tout rouge et en sueur à force de courir après les Elfes.
Enfin, toutes ces pauvres Elfes finirent dans un des sacs et furent transportés dans la masure du Mage où elles furent renversées, sans ménagement, sur le sol.
Aussitôt le Mage noir, qui bavait de contentement, attribua des tâches à toute ses nouvelles esclaves et pour ne pas qu’aucune ne trichent ou tout simplement pour s’y retrouver lui même, le mage ne trouva rien de mieux que de tracer une croix à la peinture sur le derrière lumineux des malheureuses..
Rouge pour celles qui devaient piler les condiments pour les filtres magiques, noir pour celles qui devaient entretenir le fourneau, jaune pour celles destinées au service domestique, blanche pour celles qui faisaient de la lumière, vert pour celles qui étaient chargée de tenir ouvert le grimoire du mage, hé oui, il ne se refusait plus rien… oranges pour celles qui étaient chargées de …. éplucher les carottes pour Remulda, et ainsi de suite pour toutes les tâches imaginables.
Les Elfes étaient furieuses. D’avoir leur derrière peint de la sorte mais surtout de s’être laissé berner par ce vilain mage dont elles connaissaient pourtant que trop bien le vilains défauts. Mais comment faire pour s’échapper sans ailes ??
La porte était toujours solidement fermée et lors des rares sorties pour aller cueillir les plantes médicinales, les Elfes étaient gardés par Tonneau, armé d’un énorme filet à papillon.
De plus, ce vilain nabot, malgré ces jambes affreusement arquées, était capable de se déplacer à vive allure et chaque tentative d’évasion c’était soldée par un échec et ponctuée d’une punition. Pour unique repas, les épluchures des carottes de Remulda ou les restes de la poule au pot, mais pour ce, elles passaient après ce goinfre de Tonneau qui parfois, ne laissait même pas les os !
Mové le Mage était le plus heureux des mages. Il était puissant puisque à la tête d’une armée d’esclaves et ce sentais si fort et intelligent qu’il était sur que plus rien de fâcheux ne pourrait lui arriver.
En cette fin de journée, il se promenait dans la clairière des Elfes lumineuses. Il leva les yeux au ciel et jubilait car il n’aperçu qu’une dizaine de Elfes, qui d’ailleurs s’empressèrent d’aller se mettre à l’abri. C’était celles qui avaient échappé à son traquenard. A part ça, rien d’autre dans le ciel.
Rien d’autre… à part quelques corneilles !!! Et même pas mal de corneilles qui volaient autour du chêne millénaire et se posaient sur ses branches ou encore sur les branches des arbres en bordure de la clairière. Et toutes regardaient le Mage d’un œil mauvais.
Le lendemain, Mové se rémora l’attroupement de corneilles et après avoir distribué leurs tâches à toutes ses esclaves, reparti se promener vers la clairière des Elfes.
Le rassemblement de corneilles avait considérablement augmenté, doublé, voir triplé et le mage ne se sentait pas du tout à son aises avec ces centaines d’yeux noirs fixés sur lui.
Mové était intrigué et même inquiet et se promit d’aller compulser ses grimoires dés son retour, question de voir s’il y avait déjà eu des rassemblements de corneilles tel qu’aujourd’hui.
Il arriva de très mauvaise humeur à sa masure car une partie des corneilles l’avait suivi jusque chez lui et sa mauvaise humeur se répercuta sur ses petites souffre-douleur.
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Aussitôt il leur fit sortir des étagères, des grimoires plus vieux et plus poussiéreux les uns que les autres. Elle devaient parfois se mettre à trente ou quarante elfes pour les porter tellement certains étaient lourds.
Patiemment il les feuilleta, page par page, à la recherche d’évènements qui évoquaient de gros rassemblement de corneilles.
Et tout à coup, son visage s’illumina en tapotant une page d’un doigt prolongé d’un ongle crasseux er écaillé.
La page relatait l’histoire d’un misérable sorcier qui était parvenu à capturer quelques dizaines d’Elfes Lumineuses à l’aide d’un filet géant qu’il fit tomber d’un arbre. Il avait ensuit réduit les Elfes en esclavage après les avoir exposés au soleil pour leur brûler les ailes. Quelques jours plus tard, des centaines de corneilles s’étaient rassemblées près de la maisonnette du sorcier et était parvenu à libérer les malheureuses. Il n’était pas indiqué comment les corneilles avaient procédé mais bien pourquoi. Les Elfes Lumineuses sont tout simplement les alliées des corneilles mais surtout leur guérisseuses.
Elles possèdent elles aussi des dons de magie qui leur permet de faire le bien autour d’elles.
De plus, en période de disette, grâce à leur petite lumière et en se postant à plusieurs la nuit au bord d’un lac, elles attiraient sur la rive, quelques poissons trop. Ce qui, à une année perdue dans les recoins du calendrier magique, avait sauvé le peuple des corneilles de la famine. C’est à cette époque que le Maître des corneilles promît protection éternelle aux Elfes Lumineuses.
Le Mage Mové partit dans un grand fou rire mauvais. Il se dit que ce sorcier dans le grimoire ne devait pas être bien futé pour s’être laissé déposséder de ses esclaves aussi aisément et qu’à lui, le grand Mage Noir qui avait asservis le peuple entier des Elfes, il faudrait bien plus que quelques emplumés pour le vaincre.
Et comme pour renforcer ses paroles, il sortit dans la clairière, s’arma d’une poignée de cailloux qu’il s’empressa de jeter vers les corneilles.
Plitch !!!
Pour toute réponse, il lui arriva une fiente au beau milieu du front.
Le Mage Noir, vexé, se mit en colère et jeta une rafale de cailloux en direction des corneilles.
Plitch, platch, plitch !!!
De nouvelles fientes lui percutèrent le crâne et lui coulèrent dans les yeux.
Ivre de colère, le Mage se mit à jurer, à invoquer les puissances des ténèbres et à maudire tout à ce dont il pensait, y compris les Elfes et ces corneilles stupides.
Ça en était trop pour les corneilles qui vinrent le bombarder de fiente et qui, dés qu’il fut enliser dans le caca, vinrent lui pincer le nez et les fesses de leurs bec puissants.
Tonneau et Remulda, qui avait encore en mains les carottes qu’elle s’apprêtait a plonger dans le chaudron, accoururent, attiré par les cris du Mage et les croassements des corneilles et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, ils subirent le même sort que leur patron.
Les trois compères s’enfuirent en glissant et dérapant sur la fiente et nul ne les revit dans la contrée.
Quant aux Elfes, les corneilles eurent vite fait de casser une vitre pour entrer dans la masure et, dés le soir venu elles furent évacuées une à une sur le dos de leurs amies volantes et conduites à leur chêne millénaire où elles purent se soigner et attendre que leurs ailes délicates repoussent.
Dernièrement, le bruit courut qu’à des lieues et des lieues de la clairière des Elfes, on avait aperçu un homme portant un chapeau pointu et agitant les bras sous une cape noire en poussant des croassements. Certains allèrent même jusqu’à prétendre qu’il s’agissait de Mové, le Mage noir.
Personnellement, je crois plutôt qu’il s’agit d’une fable…
07:00 Écrit par sirius dans Histoire pour enfant | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : histoire pour enfant, conte |
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29.12.2007
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Aussitôt le Mage noir, qui bavait de contentement, attribua des tâches à toute ses nouvelles esclaves et pour ne pas qu'aucune ne trichent ou tout simplement pour s'y retrouver lui même, le mage ne trouva rien de mieux que de tracer une croix à la peinture sur le derrière lumineux des malheureuses..
Rouge pour celles qui devaient piler les condiments pour les filtres magiques, noir pour celles qui devaient entretenir le fourneau, jaune pour celles destinées au service domestique, blanche pour celles qui faisaient de la lumière, vert pour celles qui étaient chargée de tenir ouvert le grimoire du mage, hé oui, il ne se refusait plus rien... oranges pour celles qui étaient chargées de .... éplucher les carottes pour Remulda, et ainsi de suite pour toutes les tâches imaginables.
Les Elfes étaient furieuses. D'avoir leur derrière peint de la sorte mais surtout de s'être laissé berner par ce vilain mage dont elles connaissaient pourtant que trop bien le vilains défauts. Mais comment faire pour s'échapper sans ailes ??
La porte était toujours solidement fermée et lors des rares sorties pour aller cueillir les plantes médicinales, les Elfes étaient gardés par Tonneau, armé d'un énorme filet à papillon.
De plus, ce vilain nabot, malgré ces jambes affreusement arquées, était capable de se déplacer à vive allure et chaque tentative d'évasion c'était soldée par un échec et ponctuée d'une punition. Pour unique repas, les épluchures des carottes de Remulda ou les restes de la poule au pot, mais pour ce, elles passaient après ce goinfre de Tonneau qui parfois, ne laissait même pas les os !
Mové le Mage était le plus heureux des sorciers. Il était puissant puisque à la tête d'une armée d'esclaves et ce sentais si fort et intelligent qu'il était sur que plus rien de fâcheux ne pourrait lui arriver.
En cette fin de journée, il se promenait dans la clairière des Elfes lumineuses. Il leva les yeux au ciel et jubilait car il n'aperçu qu'une dizaine de Elfes, qui d'ailleurs s'empressèrent d'aller se mettre à l'abri. C'était celles qui avaient échappé à son traquenard. A part ça, rien d'autre dans le ciel.
Rien d'autre... à part quelques corbeaux !!! Et même pas mal de corbeaux qui volaient autour du chêne millénaire et se posaient sur ses branches ou encore sur les branches des arbres en bordure de la clairière. Et tous regardaient le Mage d'un œil mauvais.
Le lendemain, Mové se rémora l'attroupement de corbeaux et après avoir distribué leurs tâches à toutes ses esclaves, reparti se promener vers la clairière des Elfes.
Le rassemblement d'oiseaux avait considérablement augmenté, doublé, voir triplé et le mage ne se sentait pas du tout à son aise avec ces centaines d'yeux noirs fixés sur lui.
Mové était intrigué et même inquiet et se promit d'aller compulser ses grimoires dés son retour, question de voir s'il y avait déjà eu des rassemblements de corbeaux tel qu'aujourd'hui.
Il arriva de très mauvaise humeur à sa masure car une partie des oiseaux noirs l'avait suivi jusque chez lui et sa mauvaise humeur se répercuta sur ses petites souffre-douleur.
07:00 Écrit par sirius dans Histoire pour enfant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : conte, histoire pour enfants |
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27.12.2007
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Le mage noir aurait aimé asservir le peuple des Elfes lumineuses, en faire une troupe de petites ouvrières ou de petites domestique entièrement à son service et au temps où la sorcière Remulda était au sommet de sa gloire, elle coursait les Elfes en plein air à l’aide de son balai magique et était parvenue à en attraper quelque unes. Heureusement pour les Elfes et grâce à leurs ailes, elles parvenaient a s’échapper dés qu’on leur donnait un travail à faire hors de leur cage.
Depuis que la sorcière avait perdu la raison, il n’y avait eu plus une seule capture. Mové le mage avait bien tenté une fois monter le balai magique devenu fou et de le chevaucher pour tenter de le dompter mais mal lui en pris.
Le balai avait refusé de se laisser faire et tenté de se débarrasser de son cavalier par tous les moyens.
Le mage s’en sorti avec un chapeau complètement aplati contre le plafond de la masure, d’une série de bosses impressionnantes sur le crâne et d’une migraine qui dura trois jours. Depuis il n’avait plus tenté de détourner le balai fou de son nettoyage perpétuel.
Mové riait bien, à présent, de toutes ces mésaventures, car il avait trouvé le moyen de capturer toutes les Elfes en une seule fois et définitivement. Pour ce faire, il raconta aux elfes qu’il désirait faire la paix et qu’il les invitaient toutes à un banquet durant lequel il leur ferait part de son repentir et en guise de cadeau, il offrirait aux Elfes une éternelle pénombre.
En fait, Mové, grâce à des formules magiques retrouvées dans des grimoires qui dataient de temps immémoriaux était parvenu à détourner une des sept planètes sombres de notre système solaire et de la faire passer devant le soleil, provocant de cette manière une éclipse totale.
Les Elfes n’avaient aucune connaissance des sept planètes sombres et n’avaient donc aucune raisons de se méfier, ne connaissant, comme les humains que le système solaire dit « lumière » qui tournait parfaitement rond autour du soleil.
Ce soleil que craignaient les Elfes car la chaleur de celui-ci ferait se chiffonner leurs ailes si fines et si fragiles.
Peu avant l’heure de l’éclipse, Mové se présenta dans la clairière au milieu de laquelle se dressait le chêne millénaire qui était l’abri du peuple des Elfes Lumineuse. Il portait son vieux grimoire sous le bras, Tonneau tirait derrière lui un grand chaudron plein de ratatouille destinée au banquet et Remulda traînait, à grand peine, une grande carafe d’Hydromel.
Mové ignorait si les Elfes aimaient la ratatouille aux carottes mais de toute façon elles n’auraient sans doute pas le temps d’y goûter. Après les avoir un peu enivrées avec l’hydromel, elles auraient la surprise de leur vie.
07:00 Écrit par sirius dans Histoire pour enfant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : histoire, histoire pour enfant, conte |
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25.12.2007
Joyeux Noel
Joyeux Noel à tous... bisous...

07:45 Écrit par sirius dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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11.12.2007
Voyage dans le ventre de la terre.
Voyage dans les viscères de la terre
Où la nuit est jour, où tout est envers
Univers composé d’un chapelet de quais
Où tout est neutre, ni triste, ni gai
Eclairé par des rangées d’étoiles électriques
Aux teints blafards qui n’ont rien de magique
Il ne semble pas y avoir de bout à ce tunnel
Ne pas y avoir de temps dans ce monde surnaturel
Les wagons vomissent leurs lots de voyageurs
Puis ferment leurs portières et s’effacent sans rancœur
Se terre, en glissant sans bruit, dans l’obscurité
Pour ressurgir un peu plus loin et recommencer
La foule de mi-hommes, mi-robot s’épand, se dilue
Se précipite vers la liberté, là haut, vers les rues
Imaginant y trouver un semblant de liberté
Chassant la pensée que demain, déjà, ça va recommencer
L’avenir est une simple rame de métro
Au sortir du dodo, au retour du boulot
Chacun déambule gardant une mine sévère
Les seuls sourires sont sur les affiches publicitaires
Les êtres tristes pensant qu’une parole aimable
Rend moins intelligent, plus laid ou minable
Et préfèrent errer telle une armée d’ombres grises
Dans cet espace confiné où la vie n’est pas promise
Un éternel sourire dessinant ses lèvres
Ignorant tout de cette tiède fièvre
Les cheveux flottants au gré des courants d’air
Elle attend, tout simplement assise là, à terre
Ces yeux bleus délavés, couleur volée à une aquarelle
Ne voient plus depuis tant et pourtant trouvent la vie belle
Elle balaye ces soucis, les petits comme les pires
En les désarmants de son éclatant sourire
Sa main douce et blanche tendue vers la générosité
Semble créer une barrière pour la protéger
Des ombres inquiètes qui passaient et repassaient
Les yeux jaunes et glauques, baissés, l’observent de biais
Craignant que cette mendiante qui mélange le jour et la nuit
Telle une harpie, ne déroberait de leur labeur le fruit
Certains, honteux d’être heureux lui jetaient de loin
Une piécette jaune qui tombait loin de sa petite main.
Chaque jour, quand je pénétrais dans ces entrailles
Au retour d’une journée de ce qu’on appelle travail
Ayant l’impression que le système m’a passé dans une presse
Repoussant chaque jour l’aboutissement de mes propres promesses
Cette petite femme éclatait de mille feux dans son tunnel
Zébrant les quais de rayons de lumière tel un petit soleil.
Et jetait à la figure des ces gens à la gueule de mouroir
Que quoi qu’il puisse arriver, il y a de la lumière, de l’espoir
Puis vint la fin d’un jour et de son lot de misères
Personnes d’autre ne semblait remarquer ce bout de quai désert
Ni que ce bout de tunnel est retombé dans la pénombre
Depuis que n’est plus la, cette femme mince comme une ombre
Depuis je erre de quai en quai, de rame en rame
Ma route semble longue, comme de Bruxelles à Paname
Mais tant que je n’aurais retrouvé mon soleil aux yeux de verre
Je ramperais, tel un ver solitaire dans les boyaux de la terre
10:17 Écrit par sirius dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature |
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05.12.2007
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07:00 Écrit par sirius dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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